Assemblée préparatoire du FSM 2013 Monastir 12-17 juillet 2012

Atelier: Développement alternatif

Rapporteur: Mimoun Rahmani (ATTAC-CADTM Maroc)

Un premier constat consiste à dire que le modèle de développement qu’on nous imposé depuis cinquante ans, c’est-à-dire depuis les signatures des actes des soi-disant indépendances, a généré en réalité cinquante années de sous-développement, d’appauvrissement, de marginalisation et d’exploitation. Bref, cinquante ans de domination dans toutes ses formes : économique, culturelle, politique, etc.

Un deuxième constat est de dire qu’il n’y a pas de modèle de développement unique. C’est aux peuples de décider. Cela fait déjà plusieurs années que le modèle néolibéral qu’on nous impose à travers l’économie de marché a montré ses limites. C’est un modèle qui enrichit davantage les riches et appauvrit les peuples.

Troisièmement, le développement d’une partie du monde s’accompagne toujours du sous-développement ailleurs. En d’autres termes, les pays au centre de l’impérialisme se sont développés au détriment des pays de la périphérie à travers les mécanismes d’exploitation et de domination que sont, en particulier, la dette et les accords de libre-échange.

Partant de ces trois constats il est clair qu’il ne saurait y avoir de développement sans démocratie, sans liberté et sans autodétermination des peuples. Car un peuple non libre n’a pas le pouvoir de décider.

En pleine crise du système capitaliste, l’Union européenne essaye aujourd’hui d’imposer un modèle de développement similaire au précédent via les accords de libre-échange pour mettre en place des zones de libre-échange approfondies et complètes au Maroc, Tunisie, Égypte et Jordanie. La conclusion de ces accords dits «renforcés et globaux» vise la libéralisation et la privatisation sous couverts de mots tels que «concurrence» et «investissement».

Il faut signaler à cet égard que les négociations entre l’Union européenne et ces pays se font secrètement. Ces accords restent donc à décortiquer et à analyser pour mener une large mobilisation afin de les rejeter.

Des alternatives existent et il faut les encourager, les développer et les rendre visibles. En voici quelques unes :

– L’économie populaire avec des mutuelles d’épargne et de crédit pratiquées par les femmes (du Sud notamment) pour s’autofinancer. Ces mutuelles permettent de mettre en œuvre des activités génératrices de revenus qui permettent aux femmes de s’émanciper et de pouvoir sortir du système capitaliste dominant. Malheureusement ces pratiques sont en passe d’être récupérées par le système capitaliste dans le cadre des fameux micro-crédits.

– la Banque du Sud mis en place par six États en Amérique latine pour financer des projets sociaux et d’infrastructure.

– des pratiques de troc entre Cuba et le Venezuela (Médecins contre pétrole).

Finalement le Maghreb a tous les moyens de se développer dans le cadre d’une union qui servirait l’intérêt des peuples puisque les économies se complètent. Le cas de l’Algérie est particulièrement émouvant. Ce pays exportateur de pétrole et de gaz détient plus de 180 milliards de dollars de réserves de change (ce montant dépassera les 200 milliards de dollars d’ici la fin de 2012) qu’il va prêter au FMI, et que celui-ci prêtera à des taux d’intérêts élevés aux pays voisins de l’Algérie, Maroc et Tunisie entre autres.

Une réflexion au sujet de « Assemblée préparatoire du FSM 2013 Monastir 12-17 juillet 2012 »

  1. Ping : Forum Social Mondial Tunis 2013 Synthèse de l’Assemblée Préparatoire du Forum Social Mondial Tunis 2013 Monastir – DZactiviste.INFO

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s